mardi 25 août 2026

Le Ryoan-ji ( 龍安寺 ) Kyoto

 

Le Ryoan-ji (龍安寺, Ryōan-ji, littéralement « le temple du repos du dragon ») est un temple bouddhique de l'école Rinzai du zen, situé dans le nord-ouest de Kyoto. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, il est universellement célèbre pour abriter le plus parfait exemple de jardin sec japonais (karesansui).

 En 1975, lors de sa visite officielle au Japon, la reine Élisabeth II exprima le souhait de visiter le jardin du temple Ryōan-ji. Émerveillée par la beauté des lieux, ses éloges enthousiastes offrirent au jardin une renommée internationale immédiate. Selon certains chercheurs, la composition recèlerait une structure géométrique cachée, subtilement conçue pour captiver la sensibilité visuelle inconsciente des visiteurs.

 




Le Jardin de pierres ( jardin sec : Karesansui ) : Conçu à la fin du XVᵉ siècle.

Face au jardin de pierres du Ryōan-ji, le temps semble suspendu. 

Ce rectangle de sable blanc soigneusement râtelé abrite quinze rochers ancrés dans des îlots de mousse fine. Pourtant, d'où que l'on se place sur la véranda, il est impossible de tous les embrasser du regard en même temps : un rocher reste toujours caché derrière un autre. La tradition murmure qu'il faut atteindre l'éveil spirituel pour percevoir cette quinzième pierre invisible. C'est une leçon d'humilité et de détachement façonnée dans la matière, où le vide (yohaku) en dit bien plus que le plein.




Le jardin sec (karesansui 枯山水, littéralement « montagne et eau sèches ») est une expression emblématique du paysagisme traditionnel japonais et de la philosophie zen.

L'essence : suggérer l'eau sans une seule goutte d'eau

Un jardin sec n'utilise pas d'eau véritable pour représenter les paysages aquatiques. Il s'appuie sur une composition minérale épurée où :

  • Le sable ou le gravier râtelé symbolise l'élément liquide : l'océan, les rivières, les vagues, les courants ou les ripples d'eau.

  • Les pierres et les rochers figurent les masses terrestres : montagnes, îles, cascades ou falaises.

  • La mousse ou la végétation rare apporte une touche végétale contenue, évoquant la nature sauvage ou le temps qui passe.

Kinkaku-ji 金閣寺 , Kyoto 2026

 L'arrivée au Kinkaku-ji (金閣寺, littéralement le Pavillon d'or, officiellement nommé Rokuon-ji 鹿苑寺 ) se fait par un chemin bordé d'arbres touffus. 

le plan du site : 

Le Jardin de promenades (Chisen-kaiyū-shiki) : Un vaste jardin paysager conçu à l'époque de Muromachi pour intégrer la nature environnante en « paysage emprunté » (shakkei). Le parcours mène notamment à la cascade Ryūmon-taki et au salon de thé Sekka-tei. )

Et puis, au détour du sentier, la claque visuelle : le Pavillon surgit au-dessus de l'étang, étincelant sous la lumière crue de dix heures. Les feuilles d'or accrochent le soleil avec une intensité presque irréelle. 


Sur l'eau calme du bassin Kyōko-chi, le reflet est si parfait qu'on hésite entre le réel et son double inversé. Même au milieu des visiteurs, en observant le phénix perché sur le toit, on ressent cette recherche d'harmonie absolue propre au zen.






lundi 24 août 2026

Le Kennin-ji (建仁寺) Kyoto 2026

 

Le Kennin-ji (建仁寺) est le plus ancien temple zen de Kyoto, fondé en 1202 par le moine Eisai, qui a introduit l'école Rinzai du bouddhisme zen ainsi que la culture du thé au Japon. Situé à l'extrémité sud du quartier traditionnel de Gion, il offre une atmosphère paisible en plein cœur de la ville.



Le Seirai-in (西來院 ou 西来院) est un sous-temple. Fondé à l'époque de Kamakura, le Seirai-in est historiquement lié à la mémoire du moine Lanxi Daolong (Rankei Dōryū en japonais), un maître zen venu de Chine qui a joué un rôle majeur dans la transmission du bouddhisme Rinzai au Japon.

Le Dragon à deux têtes (Sōryū-zu) : Une peinture monumentale réalisée au plafond du hall principal (Hattō) par Koizumi Junsaku en 2002 pour célébrer les 800 ans du temple.




Le Jardin Zen : 

Le temple abrite un charmant jardin sec (karesansui) composé de pierres disposées avec soin, de mousse verdoyante et de gravier soigneusement râtelé. C'est un lieu idéal pour la méditation contemplative à l'abri de l'affluence touristique.


d'après nature 




Le Fushimi Inari-taisha 伏見稲荷大社 (Kyoto)

 

Le Fushimi Inari-taisha (伏見稲荷大社)

 est le sanctuaire shintoïste le plus important dédié à Inari, la divinité du riz, de l'agriculture, du commerce et de la prospérité. Situé au sud de Kyoto au pied du mont Inari, il est mondialement célèbre pour ses milliers de portails rouges (torii) qui serpentent à travers la montagne.





 Le Senbon Torii (Les mille Torii) : Les tunnels impressionnants formés par plus de 

10 000 torii en bois laqué rouge-orangé (vermillon), offerts par des particuliers et des entreprises pour s'attirer la bonne fortune. Chaque portail porte gravé le nom du donateur et la date de la donation.



Voyage au Japon : Osaka 2026

 

Le château d'Osaka (Osaka-jō en japonais) est l'un des monuments les plus célèbres du Japon et le symbole emblématique de la ville d'Osaka.

Construit à l'origine en 1583 par Toyotomi Hideyoshi, un puissant seigneur de guerre qui a unifié le Japon, le château a joué un rôle crucial dans l'histoire politique du pays pendant l'époque Azuchi-Momoyama. Détruit et reconstruit à plusieurs reprises au fil des guerres et des incendies, la tour principale (Tenshu ) actuelle date de 1931 et a été restaurée en béton armé tout en conservant son architecture extérieure traditionnelle.



La Tour principale (Tenshu) : L'édifice compte 5 étages visibles de l'extérieur et 8 étages à l'intérieur. Il abrite aujourd'hui un musée moderne consacré à Toyotomi Hideyoshi et à l'histoire de la ville, avec un observatoire au sommet offrant une vue panoramique sur Osaka.


Le Parc du château (Osaka-jō Kōen) : Un vaste espace vert de plus de 100 hectares entourant la forteresse. C'est un lieu prisé pour observer les cerisiers en fleurs (sakura) au printemps.

 


La vitrine du restaurant à Osaka



lundi 6 juillet 2026

Ateliers de peinture du mois de Juillet et Août

 Au fil de ces différentes thématiques, nous explorerons diverses manières d'aborder la peinture, en croisant les techniques, les inspirations et les sensibilités de chacun.

Je serai ravie de vous retrouver très prochainement à l'atelier pour partager avec vous ces beaux moments de création et d'échange.

Les places étant limitées, je vous remercie de bien vouloir vous inscrire dès que possible afin de réserver votre créneau.

Programme du mois de Juillet

Voici le détail des thématiques de ce mois :

Jeudi  2  Juillet  – matin : 9h30 – 12h
Paysage classique : le pointillisme ?

Vendredi 3 Juillet – matin : 9h30 – 12h
Peindre la nuit et les personnages

Jeudi 9  Juillet  – matin : 9h30 – 12h
Paysage : le
Parc prunier au Japon

Vendredi 10  Juillet – matin : 9h30 – 12h
Osez les couleurs chauds : paysage japonais

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Programme du mois de Août

 

Jeudi 20  Août – matin : 9h30 – 12h

Créer les marques pages : les divers sujets


Vendredi 21  Août – matin : 9h30 – 12h
Créer les marques pages : les divers sujets

 

Jeudi 27  Août – matin : 9h30 – 12h

Fleur : Camellia japon sur le papier coloré


Vendredi 28 Août – matin : 9h30 – 12h

Fleur : Camellia japon sur le papier coloré

 

Samedi 29 – après-midi : 15h – 17h30

Kintsugi dans la peinture (utilisation de la couleur dorée) :
L’art du Kintsugi, ou Kintsukuroi (« raccommodage à l’or »), est apparu au Japon au XVe siècle pour réparer les poteries cassées.

 

Tarifs & Informations

  • Durée : Séance de 2h30
  • Tarif :   34 euros par séance (matériel fourni)

Au plaisir de vous retrouver très bientôt à l’atelier !



 

mardi 23 juin 2026

Tan Jian-Chung 譚建中

 



Tan Jian-Chung (né en 1976 à Taïwan) est un artiste contemporain, chercheur et enseignant d'art qui vit et travaille en France depuis plus de vingt ans. Son œuvre développe un dialogue singulier entre la tradition millénaire de la peinture à l’encre orientale et les recherches plastiques de l’art contemporain occidental.

Son parcours académique et artistique est marqué par une double culture d’excellence. Diplômé du Département de Peinture et Calligraphie de l’Université Nationale des Arts de Taïwan, où il fut l’élève des grands maîtres LI Chi-Mao et SU Feng-Nan, il poursuit sa formation en France à l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (DNSEP). Parallèlement à sa pratique d’atelier, il mène des recherches théoriques approfondies qui l’amènent à obtenir en 2016 un Doctorat en Arts à l’Université de Lorraine, consacré à la démocratisation culturelle et aux institutions muséales.

Nourrie par l’étude des différentes écoles et dynasties de la peinture et de la calligraphie chinoises, sa pratique intègre également les questionnements modernes liés à l’espace, à la matière et à l’abstraction. Lauréat de dix prix nationaux à Taïwan et il expose régulièrement ses œuvres à  Hong Kong ainsi qu'en France, notamment lors d'expositions personnelles à l'Université de Lorraine.

Artiste engagé dans la transmission, il a fondé en 2009 l'Atelier de peinture chinoise à Nancy, un espace où il enseigne la calligraphie et les différentes techniques du lavis oriental (Shanshui, Gongbi, Sumi-e), tout en menant des projets de médiation culturelle dans toute la région lorraine.

À travers des paysages inspirés des montagnes, des mers et des brumes, Tan Jian-Chung explore les relations subtiles entre l’être humain, la nature et la mémoire. Oscillant entre figuration et abstraction, ses œuvres recherchent une dimension contemplative où l’encre, la couleur et le geste deviennent les vecteurs d’une expérience sensible, poétique et méditative du monde.